Des mesures pour garantir l’approvisionnement du monde en chocolat

13 July 2010
Trade & Industry » Food and Drink     BTI_13698
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LES ORGANISMES NUISIBLES, maladies et changements climatiques pourraient priver les prochaines générations des petits plaisirs du chocolat. Les chercheurs et biologistes d'une université du Royaume-Uni prennent les devants, pour faire face à un défi mondial et garantir la durabilité de la production du cacao.

Aujourd'hui, les organismes nuisibles et maladies détruisent à peu près un tiers de la production potentielle de cacao et, si des changements climatiques graves se précisent, les experts doutent de la durabilité à long terme des sources de cacao.

Le cacao apporte du plaisir à des milliards de consommateurs du monde entier, en leur procurant du chocolat et des dérivés du chocolat sous des formes multiples. Mais c'est aussi un élément vital des économies de pays établis comme producteurs de fèves de cacao comme l'Afrique occidentale et une source de revenus d'exportations potentiels pour des pays récemment engagés dans ce type de cultures, comme le Vietnam et la Tanzanie.

Une nouvelle enveloppe attribuée à l'Université de Reading, dans le sud de l'Angleterre, pour financer un nouveau projet quinquennal visant à évaluer dans quelle mesure le changement climatique menace la culture des fèves de cacao, la place dans une position unique pour étudier les trois principales menaces dont souffre cette culture.

La production des fèves se heurte aux sérieux problèmes que posent la hausse planétaire des températures et des schémas de pluviosité plus variés. Dans leur serre à la pointe des connaissances d'étude de la physiologie du cacao, les chercheurs de l'Université de Reading s'efforcent de contribuer au développement de nouvelles variétés de cacao, mieux adaptées aux climats anticipés pour le futur.

La serre se compose de six compartiments à commandes indépendantes, dont tous sont adaptés à la croissance de cacaotiers adultes porteurs de fèves.

Chaque compartiment est doté d'un éclairage d'appoint, d'écrans occulteurs amovibles et d'un système de commande asservi par un ordinateur central, qui sert à simuler les conditions spécifiques des régions productrices de cacao, représentatives des prévisions climatiques actuelles et futures pour ces régions.

Le cacao est l'une des principales sources de revenus de nombreux pays des régions tropicales humides. À elles deux, le Ghana et la Côte d'Ivoire produisent près de 70 pour cent de la réserve mondiale.

Au Ghana, où les fèves sont cultivées par de petits exploitants, cette culture représente plus de 40 pour cent des revenus d'exportation. Directement ou indirectement, deux millions de personnes participent à leur production.

Quatre chercheurs post-doctorat et huit étudiants chercheurs participent au projet cacao mis en œuvre à Reading. La plupart des étudiants chercheurs est originaire de pays producteurs de cacao.

Ce projet de recherche a été placé sous la direction du Professeur Paul Hadley, de la Faculté des Sciences biologiques de l'Université de Reading. Arrivé à Reading en 1977 pour prendre un poste de chargé de recherche dans l'administration du développement à l'étranger, il a été nommé chargé d'enseignement dans le domaine de l'horticulture en 1981.

Il a consacré ses études à la physiologie des cultures des climats tempérés et tropicaux et travaille sur le cacao depuis 25 ans. Il s'intéresse notamment aux effets de l'environnement sur la croissance et la productivité du cacao, ainsi qu'à la conservation des ressources génétiques de la plante.

Explication du Professeur Hadley : «Un consensus semble s'être dégagé de la notion selon laquelle le changement climatique anticipé suite à l'augmentation des gaz à effet de serre et à la multiplication des activités de déforestation, va vraisemblablement aboutir à des conditions climatiques difficiles à gérer pour la quasi-totalité des cultures. Parmi les difficultés particulières que pourraient rencontrer les cultures tropicales, citons des schémas de pluviosité plus aléatoires et des températures maximales en hausse.

Dans un contexte d'absence ou de quasi-absence de recherche sur les effets du changement climatique sur le cacao, ce nouveau projet met en exergue l'importance de l'université pour l'avenir de cette culture. Notre projet entend élaborer les stratégies à long terme nécessaires pour produire de nouvelles variétés de cacao, mieux adaptées aux climats anticipés suite aux prévisions actuelles», ajoute-t-il.

Le International Cocoa Quarantine Centre (ICQC - Centre international de quarantaine du cacao) chargé de traiter les mouvements internationaux de matériel génétique du cacao est également basé à l'université. C'est la seule installation de ce type au monde. Le centre abrite une collection de plus de 350 cacaotiers génétiquement différents et 100 autres placés sous quarantaine.

Les mouvements de germoplasmes du cacao sont souvent essentiels pour approvisionner les programmes d'amélioration des cultures, mais sont aussi associés au risque de propagation des parasites et maladies.

Une quarantaine intermédiaire peut minimiser ce risque. La procédure de quarantaine dure deux ans, période pendant laquelle les arbres sont indexés par rapport aux parasites, champignons et viroses.

L'ICQC joue un rôle fondamental dans la lutte contre la propagation des organismes nuisibles et maladies du cacao et veille à ce que les centres de recherche du monde entier puissent accéder à de nouveaux types de cacao intéressants.

Les sélectionneurs et chercheurs qui travaillent sur le matériel génétique du cacao bénéficient d'une base de données utiles à ce sujet, la International Cocoa Germplasm Database (ICGD - Base de données internationale des germoplasmes du cacao), issue d'un projet débuté à l'université en 1988.

L'ICGD, qui répertorie les détails de 28 000 arbres caractérisés et notamment leurs caractéristiques de résistance aux maladies, est une des références du secteur pour la quasi-totalité des cultures arboricoles tropicales.

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Contact Information:

Name: Rona Cheeseman, Reading University Press Officer
Website: www.reading.ac.uk
Telephone: +44 (0)118 378 7388
Email: r.cheeseman@reading.ac.uk
Address: University of Reading, Whiteknights, P.O. Box 217, Reading, Berkshire, United Kingdom, RG6 6AH
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